1784
26 04 2008Soyons fous ma belle, prenons le chemin du plaisir, de la chair et de l’esprit. Exacerbons nos sentiments et partons pour un voyage de souffrance qui meurtrira nos corps autant que notre coeur. Soyons libertins jusqu’à ce que l’on nous enferme, ainsi les barreaux froids marqueront ton dos quand nos corps se mêleront dans l’enfer glacé de la prison.
Oh, je tourne et le monde paraît aller si vite. Je me sens si léger ! L’envie me prend tout à coup de goûter tes lèvres encore une fois. Laisse donc mes doigts parcourir ton corps. Laisse moi retrouver tes hanches et le galbe de tes seins. Ferme les yeux. Comme je t’aime ma belle, ne sens tu pas que le monde nous appartient ?
Baisse les yeux et regarde comme l’écume des vagues frappe la falaise. Le navire va partir et l’équipage ne nous attendra pas si nous ne nous hatons. L’ancre ne sera ensuite jetée que si le bonheur s’arrête. Embarquons maintenant et laissons ce rafiot nous conduire vers l’horizon, que ce soit l’éternité ou la mort qui nous y attende. Nous sommes libres et la vie nous veut.
Prend ma main et tournoyons ensemble dans les rues pavées. Crions notre joie pour que les âmes décédées sortent de leur tombe. Les bras nécrosés sortiront de terre pour que les démons s’extirpent des enfers.
Mesmer et sa société ne sont pas loin ma belle, qu’il nous aimante s’il le veut, ce n’est pas d’hystérie que nous sommes frappés, mais de vérité. Crions la sur les toits, prouvons à la vie qu’aujourd’hui est jour des possibles. Dieu a créé le monde et le dépose dans tes mains. Regarde comme la planète glisse entre tes doigts. Fais la glisser entre tes jambes, elle a besoin de chaleur, avant que tout ne s’arrête.
Viens ma belle, laissons nous emporter par les forces qui nous appelent, elles nous promettent la perfection telle que nous la rêvons tous deux.
Viens ma belle, viens ma belle, viens, avant que tout ne s’arrête.


